Mатрёшки

#RussianDollChallenge

Parmi les nombreuses possibilités de recherches généalogiques, l’on distinge notamment les recherches sur une branche familiale « agnatiques », en remontant une lignée de pères, des recherches « cognatiques », par les mères.

zowssajtm6ivynwcvr7533xkqju
Ces deux approches, en modifiant le point de vue, permettent d’avoir une vision plus ouverte et moins inclusive.

Les territoires géographiques peuvent changer ainsi que les catégories sociales.

En remontant la branche cognatique il est intéressant de découvir à chaque génération de nouveaux patronymes, c’est en ce sens assez stimulant en rompant avec une monotonie relative des recherches agnatiques

qxpebfin20h9gzujwkvkgvdgteg

j’ai donc pris le parti d’explorer ma branche maternelle directe, et il semble à première vue que je puisse assez aisément remonter à la fin du XVIe siècle, avec un habitat localisé au Nord Est de Saint Étienne sur les collines qui dominent la plaine du Forez.

C’est aussi un bon moyen de redécouvrir la structuration et le rôle des familles dans l’ancienne France (même si malheureusement je pense qu’il me sera difficile de remonter au delà du XVIe siècle) et depuis la promulgation du Code Civil de 1804.

5wwg5fwrhmdrwnrpybcd_i4pkyk-1

Marie Hélène Renaut dans son « Histoire du droit de la famille » (Ellipses) apporte un éclairage intéressant. Aprés le modèle clanique de l’époque des Francs, le lignage pendant la période Féodale, la famille Médiévale née à partir de 1150 sous l’impulsion et le contrôle de l’église. Celle ci impose au travers du droit canonique sa conception de la famille conjugale, ie une multiplication d’entités autonomes qui deviennent les cellules de base de la société politique. C’est un système patriarcal qui est en parallèle instauré. Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, le pouvoir royal légifèrera en matière de mariage, filiation et transmission, consacrant progressivement le déclin de la mainmise de l’église, lequel sera définitif à partir de la Révolution Française.