T – Tence

AULANIER Jean-Jacques né le 26 Ventôse An II (Sosa 32) et ses ascendants.

L’origine de la branche « AULAGNIER » est clairement identifiée sur la commune de Tence, au lieu-dit de Costerousse, unité du lieu, de la naissance de Jean-Jacques AULANIER pendant la révolution française à celle de ses ancêtres connus à ce jour, plus précisément Mathieu et Pierre AULHANIER (fin du XVIIe siècle).

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« Tence fut peuplé à l’époque de l’expansion Romaine d’une colonie de légionnaires. Les troupes romaines étaient effectivement présentes dans le pays entre le 2ème et 1er siècles avant JC dans leur conquête de la Gaule et pour la construction de voies (notamment la voie d’Aquitaine dont l’Auvergne faisait alors partie). Tence aurait été un de ces lieux stratégiques pour les militaires et serait devenu le bourg principal d’une de leurs colonies en « récompense de ses travaux ».Un des témoignages de cette présence romaine est la terminaison en « -ac » de plusieurs lieux-dits tençois (Crouzillac, Utiac, …). Et le nom de Tence pourrait venir, selon des sources incertaines, du verbe latin « tendo » évoquant et l’étendue d’un territoire et de tentes dressées pour le campement des soldats.

Au début du 8ème siècle, les Maures, venus d’Espagne, envahirent le sud de la France. Quand ils atteignent le Velay, on assiste à de nombreux pillages dont Tence n’est pas

épargné. évènement qui vaut sa première mention dans l’histoire. Mais les éléments à ce sujet ne restent que très vagues.

La première apparition écrite de Tence ne date que du 10ème siècle.

Au 11ème, un prieuré est créé à Tence, dirigé par des bénédictins. Le prieuré sur l’emplacement duquel on trouve aujourd’hui l’Hôtel de Ville forme le noyau principal de la ville défendu par un rempart (sûrement détruit au 17ème ) avec deux portes d’accès (porte du Sud et porte Saint Antoine).La forte présence d’hommes d’église, puissants seigneurs qui se partagent le pouvoir, entraîne la création de grandes propriétés, de fiefs, qui avec le climat de guerre régnant (Guerre de Cent ans puis guerres de religions), prendront la forme de châteaux ou maisons fortes (résidences et exploitations agricoles de la petite noblesse) afin de se constituer des abris.

À partir de 1560, les guerres de religions éclatent. La terre vellave est très touchée. La Réforme s’étant épanouie dans la partie supérieure du cours du Lignon, la tension entre les deux camps sur le plateau est forte et les luttes sont sanglantes. Tence tombera aux mains des réformés en 1574, pour peu de temps cependant puisqu’en 1577 la ville est reprise par les catholiques et notamment grâce à l’aide des Jésuites qui s’installent alors au prieuré tençois.

En 1891, un pasteur de Saint-Étienne (Loire) en vacance dans la région se rend compte des bienfaits de la campagne sur son fils malade et crée l’œuvre des Enfants de la Montagne. Des structures d’accueil sont alors mises en place pour les jeunes citadins. Cette nouvelle forme de tourisme accompagnée de la création et ouverture en 1902 de la ligne de chemin de fer reliant Tence aux vallées de la Loire et l’ensemble du plateau, essentiellement au niveau de l’économie et de l’habitat. Il est primordial de comprendre cela pour aborder les guerres mondiales.

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En effet le développement d’un tel esprit de tolérance et d’accueil et la présence de ces nombreuses structures vont alors servir de refuge aux victimes. Des exilés politiques allemands et autrichiens qui fuient le nazisme aux espagnols échappant à la Guerre Civile ou aux enfants juifs, logés et cachés dans ces bâtiments (exemple du Chambon sur Lignon avec le Collège Cévenol, la Maison des Roches…) et plus amplement chez l’habitant, sur l’ensemble du plateau, on assiste à une véritable résistance spirituelle, toutes églises confondues. »

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Source :

Histoire de Tence / Communauté de communes du Haut Lignon

 

Q – Quatorze (La paysannerie sous Louis XIV)

Mathieu AULHANIER (Sosa 532) épouse Clauda LARDON (Sosa 533) en 1695

La branche des AULAGNIER (AULANIER, AULHANIER…), en l’état de mes recherches semble trouver son origine géographique en Haute-Loire, plus précisément à Tence au lieu-dit de Costerousse.

Leur vie quotidienne était-elle conforme à cette représentation, mise en tête de publication, de Louis Le Nain de 1642 « Famille de paysans dans un intérieur » conservée au musée du Louvre ?

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Mathieu AULHANIER était ménager…

Wikipédia donne une définition de ménager tirée du Dictionnaire du monde rural de Marcel Lachiver, Fayard 2006

Le paysan ménager (féminin ménagère) de ses biens est un propriétaire moyen produisant de quoi vivre pour lui et sa famille mais moins riche que le paysan laboureur et possédant entre cinq et quarante hectares, éventuellement une paire de bœufs. Il y en a deux ou trois par village. Il ne vendait sur les marchés que la plus faible partie de sa récolte.

On peut donc considérer qu’il était autosuffisant au plan de l’alimentation de sa famille, mais sans doute directement impacté en cas de mauvaise récolte du fait d’intempéries.

Les condition de vie étaient donc rudes, l’hygiène sans doute assez sommaire, et on imagine avec difficulté dans les veillées au coin du feu des coiffes immaculée et des instruments de musique…

« L’idéalisme rustique qui émane des œuvres des frères Le Nain ne reflète sans doute pas la réalité de la condition paysanne dans ses couches les plus modestes.

Journaliers et saisonniers, qui constituent la majorité de la population rurale, habitent le plus souvent une humble mais honnête chaumière de pierre ou de torchis, couverte de roseaux. A l’intérieur, une seule pièce, chauffée par une cheminée, communique avec l’étable. Le sol est de terre battue. Autour s’étendent la cour, avec ses volailles et son tas de fumier, la mare et un lopin de terre, avec des cultures de choux, de fèves et quelques arbres fruitiers.

L’espérance de vie ne dépasse pas 25 ans

Le mobilier est des plus simples : une table, deux bancs ; une couchette de bois avec un grossier matelas de paille, où l’on dort à plusieurs, des couvertures, pas toujours de draps ni de couettes. Pas d’armoire ni de buffet, mais deux ou trois coffres, où l’on serre un peu de nourriture et ses nippes, robes, sarraus, tabliers, vieux vêtements usés ou rapiécés, rarement lavés. Des baquets permettent de faire de temps à autre la vaisselle : marmites, pots de terre ou de fonte, assiettes, écuelles de bois ou de terre, couteaux (il n’y a pas de fourchettes). La femme travaille non seulement au foyer et au jardin familial, mais aide aussi son mari dans les champs. »*

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En lisant ces lignes, les images du film de Bela Tarr Le Cheval de Turin « A Torinói ló »  me reviennent à l’esprit. Ce film apocalyptique décrit en une dizaine de plans séquence la vie quotidienne d’un cheval, d’un paysan (d’un ménager) et de sa fille. Nous sommes en 1889, le point de départ du film est un fait réel (1), mais nous pourrions tout aussi bien, compte tenu du dénuement des personnages et de leur environnement, être deux siècles plus tôt. Rien n’a changé ici… Nous sommes plongés au coeur d’un monde rural qui n’a présenté aucune aspérité à la modernité.

(1) Le 3 Janvier 1889, à Turin, Friedrich Nietzsche assiste à une scène au cours de laquelle un cocher brutalise son cheval qui est exténué. Nietzsche révolté se jette au cou du cheval pour le protéger, la scène est si violente que l’on date le début de la démence du philosophe de cet instant. Le film de Béla Tarr raconte la vie du cheval à partir de ce moment.

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Sources :

« La France de Louis XIV, pays de contraste »

Jean-Christian PETITFILS Le Figaro 15/10/2007

Dictionnaire du monde rural de Marcel Lachiver, Fayard 2006

D – Dardanelles (Les)

Joseph AULAGNIER 1894-1935 (Sosa 4) 

« My only consolation for the failure of the Dardanelles was that God wished things to be prolonged in order to sicken mankind of war, and that therefore he had interfered with a project that would have brought the war to a speedier conclusion » Winston Churchill.

« Ma seule consolation concernant l’échec des Dardanelles était que Dieu souhaitait que les choses se prolongent afin de rendre malade l’humanité de la guerre et qu’ainsi, il se soit immiscé dans un projet qui aurait pu conduire la guerre à une conclusion plus rapide »

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Mon Grand Père Joseph Aulagnier fut détaché aux armées d’Orient du 26 Avril 1915 au 29 Décembre 1915 au sein du 175e Régiment d’Infanterie. Il a été blessé à la face à Sedd Ul Bahr le 3 Juin 1915 par un éclat d’obus, non évacué il a été nommé Caporal le 2 Juillet 1915 et son régiment a été rapatrié en métropole en Décembre de la même année.

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En 1915, la Russie était en guerre contre l’Empire Ottoman. Le détroit des Dardanelles relie la Mer Egée à la Mer de Marmara qui elle-même communique avec la Mer Noire par le Bosphore. C’est un axe de communication stratégique par lequel la France et l’Angleterre pouvait porter assistance au plan naval à leur allié Russe.

Winston Churchill alors ministre de la Marine organise avec la France, l’Australie et la Nouvelle Zélande une expédition navale pour aller pilonner par voie maritime la presqu’ile de Gallipoli qui borde le détroit et pour y déposer ensuite des troupes combattantes qui devront sécuriser la zone. L’expédition navale suivie d’un débarquement de troupes terrestres se soldera par un échec sanglant.

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La France a détaché le Général de Brigade Henri Gouraud pour commander le corps expéditionnaire français et les anglais Sir Ian Hamilton qui commande également des détachements Australiens et Néo-Zélandais.

Du coté Turc, le Colonel Mustapha Kemal débute la campagne des Dardanelles, il commande, sous les ordres du général Allemand Otto Liman von Sanders, la 19ème division d’infanterie turc qui défendra victorieusement la presqu’île de Gallipoli et rejettera les alliés à la mer. La légende d’Atatürk, le père des Turcs est née !

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Les forces en présence se répartissaient comme suit  :

  • France 70.000 hommes
  • Angleterre, Australie et Nouvelle Zélande 300.000 hommes
  • Empire Ottoman 300.000 hommes

« Le Corps d’armée australien et néo-zélandais est connu sous le nom d’ANZAC, Australian and New Zealand Army Corps. Au total, 8 709 soldats de l’Anzac périssent et 19 441 sont blessés. Cette défaite marquera à jamais les toutes jeunes nations que sont l’Australie et la Nouvelle-Zélande, respectivement devenues autonomes en 1901 et 1907 (mais demeurant toutefois dominions de l’Empire britannique). Les Anzacs y acquièrent une réputation d’audace, de bravoure et de camaraderie. Beaucoup considèrent que c’est l’identité nationale australienne qui naît avec cette bataille. En 1921, le gouvernement australien décide de commémorer ce sacrifice majeur en instituant le 25 avril comme journée nationale »(1).

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Il y aura au final 500.000 morts, après avoir fait le constat de l’échec de cette campagne, les forces Françaises seront rapatriées en Décembre 1915 en métropole, la guerre ne faisait que commencer…

Source :

(1) ANZAC Source Somme 14-18

Frédérick Gersal France 2 Télématin 22 Avril 2015

A – Armuriers

Joseph AULAGNIER 1894 – 1935 (Sosa 4) et Jean-Baptiste AULAGNIER 1856 – 1916 (Sosa 8)

Jean-Baptiste Aulagnier était menuisier au début de sa vie professionnelle, puis est devenu armurier, son fils Joseph a suivi la même voie. Rien que de très banal à Saint-Étienne, la ville des armuriers qui fut même baptisée Armeville sous la Révolution Française.

C’est sous Louis XV qu’y sera créée la Manufacture Royale d’armes, en 1764, implantée Place Chavanelle elle fournira les armée de France et de nombreux pays européens.

Cette spécialisation de la ville ne cessera de croître et on remarque une croissance continue de l’activité pendant et après la Révolution de 1789 et ce jusqu’en 1940.

Sous Napoléon III elle deviendra la Manufacture Impériale d’Armes. Les locaux seront transférés sous le Second Empire vers la route de Roanne, sur 12 hectares où seront construits 22000 m2 d’ateliers et de bureaux.

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Au cours du XIXe siècle, la production atteindra 30.000 armes par an.

En 1894  « la Manu » comme l’appelaient les stéphanois devient un établissement d’état dirigé par le Ministère de la Guerre, l’usine comptait alors 10.000 ouvriers.

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Pendant les deux guerres mondiales la production restera très soutenue avec un maximum de 11.000 salariés. Les armes produites sont des armes légères mais aussi des armes antichar et des canons pour blindés.

Après 1940 on assiste à un lent mais inexorable déclin, pour ne plus compter que 2200 salariés en 1981, la reprise par GIAT Industries en 1989  puis la fermeture définitive en 2001…

La deuxième grande structure de production d’armes (et de cycles) était Manufrance, créée en 1865 par Etienne Mimard, les armes produites étant essentiellement des armes de chasse. A son apogée Manufrance emploiera 4000 salariés avec 64 magasin pour la vente de détail dans l’hexagone. Fin de l’histoire en 1980 avec une liquidation judiciaire.

Enfin, à côté de ces deux géants, on a compté jusqu’à 175 artisans et petites entreprises installés dans la ville (notamment rue des armuriers).

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Joseph Aulagnier de retour des Dardanelles en 1916 et aprés avoir été blessé au combat fut temporairement détaché par l’armée à l’usine DARNE (une armurerie privée renommée pour sa production de fusils de chasse) au 52 Cours Fauriel à Saint Etienne. On imagine qu’elle devait alors elle aussi concourir à l’effort national de guerre comme de nombreuses autres usines d’armement à Saint Etienne et en France.

Sources :

Le Progrès

Wikipedia

Fusils Darne

 Histoire usine Darne