G – Girard / les bateliers

Joseph et Michel GIRARD (Témoins de la naissance de Martin CORDONNIER –  Sosa 44)

Deux témoins, Mariniers de profession, à la naissance de Martin Cordonnier.

Une surprise pour moi, au milieu de tous ces ancêtres cultivateurs ou ouvriers pour la plupart de trouver cette profession, des mariniers… des marins d’eau douce en somme !!!

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Tous résident et vivent à Saint Just sur Loire (42) commune située à proximité de Saint Étienne sur la rive droite du fleuve. De l’autre côté on trouve la commune de Saint Rambert qui lui fait face (les deux communes seront regroupées en 1973 en Saint Just – Saint Rambert)

L’essor de la Batellerie est lié à partir du XVIIIe siècle à celui de l’exploitation minière. La voie fluviale est privilégiée pour transporter rapidement et en grandes quantités sur des « Rambertes » le charbon de Saint Etienne à Roanne en aval de la Loire qui avait, à cet endroit, été rendue navigable dés 1704.

Les Rambertes étaient des barques imposante à fond plat, avec une proue relevée et une poupe perpendiculaire à la ligne de flottaison ce qui augmentant la prise du courant du fleuve sur l’embarcation. Elles pouvaient embarquer jusqu’à 36 tonnes de charbon apportées par des petites berlines sur rails.

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On imagine la difficulté à manœuvrer de tels esquifs au sein de convois qui pouvaient une centaine de Rambertes avec chacune un équipage de 3 à 4  mariniers.

Ce métier était dangereux et en contrepartie bien rémunéré, un marinier gagnait en moyenne quatre fois plus qu’un ouvrier textile.

12 millions de tonnes de houille furent ainsi transportés. L’activité déclina jusqu’à disparaître au XIXe siècle avec la montée en puissance des trains. La création en 1853 de la « Compagnie des Chemins de fer de la jonction Rhône Loire » marqua le début de cette régression du transport fluvial au profit du ferroviaire et la disparition progressive d’une profession.

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Sources :

Forez – info Petite histoire de Saint Just sur Loire

 

F – Filiation naturelle

Alphonse RICHER né le 11 Novembre 1813 (Sosa24)

Alphonse RICHER est né à Châteaudun (Eure et Loir) le 11 Novembre 1813 fils de Marie Françoise RICHER veuve de Pierre Claude VALLET décédé le 2 Mai 1812, 18 mois auparavant.

C’est dire que mathématiquement Pierre Claude VALLET ne pouvait être le père biologique…, et donc qu’il s’agit d’un enfant naturel qui portera donc  le patronyme de sa mère.

La présentation de l’enfant a été faite par le médecin accoucheur, le docteur Combettes dont on admirera la belle signature au bas de l’acte.

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C’est l’occasion de faire une courte synthèse de l’évolution du statut, forcément précaire, des enfants naturels, adultérins, incestueux ou abandonnés au regard du droit en partant de la période Romaine, statut qui a été aussi au centre d’une abondante littérature de Charles Dickens à Victor Hugo.

Pendant le Haut-Empire à Rome l’enfant naturel est rattaché à sa mère en vertu du principe « nul n’est bâtard par sa mère », le père peut demeurer inconnu cela n’entache en rien la filiation.

Sous l’influence du christianisme, cette conception tolérante et ouverte va être battue en brèche sous le Bas Empire, notamment pour les enfants incestueux et adultérins nés « d’une union condamnée » (ex damnato coitu)

Après la chute de l’empire Romain, l’église impose le mariage chrétien aux Francs.

La cellule familiale reste la structure de base de la société et tout ce qui a pu y porter atteinte sera combattu sans relâche et tout particulièrement les naissances hors mariage.

Cette conception rigoriste et exclusive sera la règle jusqu’à la Révolution Française, l’enfant naturel est un bâtard, un « enfant de bas » qui est écarté des successions selon la maxime « le frère écarte le bâtard ».

Si le législateur de 1789 ne traitera pas de cette question, il faudra attendre le décret du 12 brumaire an II qui déclare l’assimilation complète de l’enfant naturel à l’enfant légitime, ce décret étant par ailleurs rétroactif (rompant ainsi avec le principe de non rétroactivité de la règle de droit) ce qui sera une source on l’imagine de situations aussi inextricables que chaotiques…

Le Code Civil de 1804 opère un retour en arrière et affirme la supériorité de la filiation légitime.

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Il faudra attendre la IIIe République et le XXe siècle pour que le droit évolue enfin, mais progressivement, en faveur de l’assimilation des filiations légitimes et naturelles.

Sources :

Histoire du droit de la famille

Marie-Hélène Renaut

Ellipses

Gravure d’en-tête « Les Misérables » Henri Fescourt film muet de 1925 (Pathé Cinéma)

E – Espagnole (Grippe)

Anne CORDONNIER 1880-1921 (Sosa11)

Mon arrière grand mère, Anne CORDONNIER est décédée à 38 ans, en Janvier 1919 à Lyon, vraisemblablement de la grippe Espagnole.

Je suis arrivé à cette conclusion compte tenu d’une part de son jeune âge et d’autre part du fait que le nombre de décès enregistrés pendant cette période sur les registres de la ville de Lyon est stupéfiant, plusieurs dizaines par jour…

Parfois un événement historique transparait à travers la simple lecture d’archives.

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La « grippe Espagnole » est apparue en 1918, avec une première vague au printemps. C’était alors une épidémie sans conséquences notables en termes de santé, une grippe banale.

Mais le virus a muté à l’automne, et a causé une véritable hécatombe au plan mondial, raison pour laquelle on parle de pandémie.

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Les cimetières militaires sont remplis en 1918 de soldats non pas tombés sous les balles ennemies mais emportés en quelques jours par un virus souche H1N1, ce que l’on appelait alors une grippe infectieuse.

En France et en Allemagne en guerre les faits sont occultés, le gouvernement espagnol constatant la même propagation sur son sol  du virus attirera l’attention du monde ce qui vaudra à cette grippe d’être baptisée « espagnole ».

L’origine de la pandémie se situerait (c’est à mettre au conditionnel) au cœur des États Unis, au Kansas dans le comté de Haskell, les soldats Américains en assurant involontairement sa propagation. Toutefois des travaux récents contestent cette version, il y a donc semble t il encore matière à débat même si l’option d’une origine aux USA reste trés vraisemblable.

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En seulement 5 mois, un tiers de l’humanité va être contaminée, les 20-40 ans sont les plus touchés, on comptera au final entre 25 et 50 millions de morts.

C’est 5 fois plus que les morts liés à la guerre !

Le port du masque de protection se répand, pendant plusieurs mois la vie s’arrête.

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L’épidémie n’épargnera persone, ni les soldats ni les poètes… 9 Novembre 1918, affaibli par une blessure à la tempe causée par un éclat d’obus en 1916, trépané et affaibli, Guillaume Apollinaire décède sur un lit d’hôpital, deux jours avant la signature de l’armistice…

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Sources :

Reportage France 3 06/04/2018

Le Figaro Santé Pauline Fréour 29/04/2014

D – Dardanelles (Les)

Joseph AULAGNIER 1894-1935 (Sosa 4) 

« My only consolation for the failure of the Dardanelles was that God wished things to be prolonged in order to sicken mankind of war, and that therefore he had interfered with a project that would have brought the war to a speedier conclusion » Winston Churchill.

« Ma seule consolation concernant l’échec des Dardanelles était que Dieu souhaitait que les choses se prolongent afin de rendre malade l’humanité de la guerre et qu’ainsi, il se soit immiscé dans un projet qui aurait pu conduire la guerre à une conclusion plus rapide »

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Mon Grand Père Joseph Aulagnier fut détaché aux armées d’Orient du 26 Avril 1915 au 29 Décembre 1915 au sein du 175e Régiment d’Infanterie. Il a été blessé à la face à Sedd Ul Bahr le 3 Juin 1915 par un éclat d’obus, non évacué il a été nommé Caporal le 2 Juillet 1915 et son régiment a été rapatrié en métropole en Décembre de la même année.

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En 1915, la Russie était en guerre contre l’Empire Ottoman. Le détroit des Dardanelles relie la Mer Egée à la Mer de Marmara qui elle-même communique avec la Mer Noire par le Bosphore. C’est un axe de communication stratégique par lequel la France et l’Angleterre pouvait porter assistance au plan naval à leur allié Russe.

Winston Churchill alors ministre de la Marine organise avec la France, l’Australie et la Nouvelle Zélande une expédition navale pour aller pilonner par voie maritime la presqu’ile de Gallipoli qui borde le détroit et pour y déposer ensuite des troupes combattantes qui devront sécuriser la zone. L’expédition navale suivie d’un débarquement de troupes terrestres se soldera par un échec sanglant.

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La France a détaché le Général de Brigade Henri Gouraud pour commander le corps expéditionnaire français et les anglais Sir Ian Hamilton qui commande également des détachements Australiens et Néo-Zélandais.

Du coté Turc, le Colonel Mustapha Kemal débute la campagne des Dardanelles, il commande, sous les ordres du général Allemand Otto Liman von Sanders, la 19ème division d’infanterie turc qui défendra victorieusement la presqu’île de Gallipoli et rejettera les alliés à la mer. La légende d’Atatürk, le père des Turcs est née !

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Les forces en présence se répartissaient comme suit  :

  • France 70.000 hommes
  • Angleterre, Australie et Nouvelle Zélande 300.000 hommes
  • Empire Ottoman 300.000 hommes

« Le Corps d’armée australien et néo-zélandais est connu sous le nom d’ANZAC, Australian and New Zealand Army Corps. Au total, 8 709 soldats de l’Anzac périssent et 19 441 sont blessés. Cette défaite marquera à jamais les toutes jeunes nations que sont l’Australie et la Nouvelle-Zélande, respectivement devenues autonomes en 1901 et 1907 (mais demeurant toutefois dominions de l’Empire britannique). Les Anzacs y acquièrent une réputation d’audace, de bravoure et de camaraderie. Beaucoup considèrent que c’est l’identité nationale australienne qui naît avec cette bataille. En 1921, le gouvernement australien décide de commémorer ce sacrifice majeur en instituant le 25 avril comme journée nationale »(1).

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Il y aura au final 500.000 morts, après avoir fait le constat de l’échec de cette campagne, les forces Françaises seront rapatriées en Décembre 1915 en métropole, la guerre ne faisait que commencer…

Source :

(1) ANZAC Source Somme 14-18

Frédérick Gersal France 2 Télématin 22 Avril 2015

C – Colomb

Marie Jeanne Laurentine COLOMB 1890 – 1973 (Sosa 7)

 » Le nom Colom est très fréquent en Catalogne. On le trouve aussi dans la région lyonnaise, tout comme la forme Colomb. Il peut s’agir d’un surnom désignant un éleveur de pigeons (latin columbus), éventuellement d’un sobriquet métaphorique, mais c’est aussi un ancien nom de baptême (Columbus) popularisé notamment par deux saints : un abbé irlandais et un moine des îles de Lérins, martyrisé par les Sarrasins au VIIIe siècle ».

Colomb est classé au 624ème rang des noms de famille en France – Source Généanet

Ma grand-mère est née à Saint-Héand dans la Loire, petit village limitrophe de Saint Etienne, aux portes des Monts du Lyonnais, qui domine la plaine du Forez.

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Son père Jean Émile Benoit était le boulanger du village, lui-même fils de Jean et petit-fils de Laurent, chef cantonnier et cultivateur également à Saint-Héand.

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Sa mère, Marie Claudine Grataloup était originaire de la commune voisine de Fontanes.

Marie était la fille ainée d’une fratrie 3 enfants, elle-même, sa sœur Jeanne née en 1894 et son frère Claude Marie né en 1899.

Bien qu’étant ensuite allé habiter à Saint Etienne dans le quartier de Montaud, ses racines étaient à Saint-Héand  le village de son enfance où elle retournait régulièrement.

Petite commune rurale, Saint-Héand offre la particularité d’être le berceau de l’entreprise Angénieux, créée en 1935 par Pierre Angénieux,  concepteur de Zoom et grand angles utilisés notamment par la NASA pour l’expédition Apollo 11, en faisant la première optique photo à filmer et photographier le sol lunaire, mais également plébiscitée au sein de l’industrie cinématographique mondiale.

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Angénieux est aujourd’hui filiale de THALES, dont les zooms équipent la plupart des caméras des ingénieurs de la photo du monde entier notamment celle de Bruno Delbonnel le chef opérateur d’Alexander Sokourov, des frères Cohen ou encore de Tim Burton,

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… ou celle de Pierre William Glenn le chef opérateur de Claude Lelouch, Directeur du département images de la FEMIS.

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Le musée d’art et d’industrie de Saint-Étienne (http://www.musee-art-industrie.saint-etienne.fr) a consacré en 2017 une exposition dédiée à ce fleuron de la technologie française qui pendant quelques jours à rapproché un village de la Loire du sol lunaire et qui lui fait également par ricochet  tutoyer les étoiles du Festival de Cannes.

 

Sources :

Généanet

B – Beaubrun (Mine de)

 

Anne DENIS 1843 – (Sosa 19)

Anne Denis est née le 14 Février 1843 dans la commune de Beaubrun dans la Loire, d’une famille de mineurs. Son père Jacques né en 1817 était « houillier » de profession lors de la naissance de sa fille.

L’activité minière du bassin Stéphanois remonte au XVIIIe siècle et résulte d’une particularité topographique, la présence à faible profondeur de 3 couches de minerai qui affleurent par endroit les versant de la colline des quartier de Beaubrun et de la Tarentaise.

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Lors de la naissance d’Anne, la commune de Beaubrun avait été créée un an auparavant par détachement de celle de Montaud, elle sera finalement rattachée à Saint Étienne en 1855.

Beaubrun au cœur du secteur minier sera reliée au réseau ferroviaire à partir du quartier du Clapier où une gare sera construite, le nœud ferroviaire ainsi créé permettant l’acheminement du minerai. En 1850 seul un puit (Châtelus I) était en exploitation, les suivants furent ouverts en 1870 et 1907, au XXe siècle l’activité va décroitre après la seconde guerre mondiale, le site étant totalement démantelé en 1971.

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C’est un alors un quartier populaire, vivant et animé situé à l’Ouest de la ville, face au Crêt de Roc à l’Est où se concentraient en XIXe siècle les activités textiles (Passementerie et rubanerie).

Puis au XXe siècle, dans les années 1970 Beaubrun a été dans le mauvais sens du terme un quartier emblématique de la misère et de la précarité.

L’habitat était insalubre il s’en est ensuivi une désertification progressive… des projets urbains récents, dans le cadre de ce que l’on appelle « la politique de la ville » ont conduit à vider définitivement le quartier de son âme. Il est désormais traversé par une voie routière de contournement qui a justifié de détruire l’essentiel du secteur pour mieux le sectionner.

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À l’emplacement de la mine ont été aménagés un parc et un musée, moyens commodes de se déculpabiliser et de célébrer un site déshumanisé après l’avoir laissé à l’abandon et défiguré.

Illustration terrible du manque de vision de nos contemporains dépositaires d’un patrimoine qu’ils ont effacé purement et simplement.

Sources :

Wikipedia

France Bleu

A – Armuriers

Joseph AULAGNIER 1894 – 1935 (Sosa 4) et Jean-Baptiste AULAGNIER 1856 – 1916 (Sosa 8)

Jean-Baptiste Aulagnier était menuisier au début de sa vie professionnelle, puis est devenu armurier, son fils Joseph a suivi la même voie. Rien que de très banal à Saint-Étienne, la ville des armuriers qui fut même baptisée Armeville sous la Révolution Française.

C’est sous Louis XV qu’y sera créée la Manufacture Royale d’armes, en 1764, implantée Place Chavanelle elle fournira les armée de France et de nombreux pays européens.

Cette spécialisation de la ville ne cessera de croître et on remarque une croissance continue de l’activité pendant et après la Révolution de 1789 et ce jusqu’en 1940.

Sous Napoléon III elle deviendra la Manufacture Impériale d’Armes. Les locaux seront transférés sous le Second Empire vers la route de Roanne, sur 12 hectares où seront construits 22000 m2 d’ateliers et de bureaux.

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Au cours du XIXe siècle, la production atteindra 30.000 armes par an.

En 1894  « la Manu » comme l’appelaient les stéphanois devient un établissement d’état dirigé par le Ministère de la Guerre, l’usine comptait alors 10.000 ouvriers.

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Pendant les deux guerres mondiales la production restera très soutenue avec un maximum de 11.000 salariés. Les armes produites sont des armes légères mais aussi des armes antichar et des canons pour blindés.

Après 1940 on assiste à un lent mais inexorable déclin, pour ne plus compter que 2200 salariés en 1981, la reprise par GIAT Industries en 1989  puis la fermeture définitive en 2001…

La deuxième grande structure de production d’armes (et de cycles) était Manufrance, créée en 1865 par Etienne Mimard, les armes produites étant essentiellement des armes de chasse. A son apogée Manufrance emploiera 4000 salariés avec 64 magasin pour la vente de détail dans l’hexagone. Fin de l’histoire en 1980 avec une liquidation judiciaire.

Enfin, à côté de ces deux géants, on a compté jusqu’à 175 artisans et petites entreprises installés dans la ville (notamment rue des armuriers).

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Joseph Aulagnier de retour des Dardanelles en 1916 et aprés avoir été blessé au combat fut temporairement détaché par l’armée à l’usine DARNE (une armurerie privée renommée pour sa production de fusils de chasse) au 52 Cours Fauriel à Saint Etienne. On imagine qu’elle devait alors elle aussi concourir à l’effort national de guerre comme de nombreuses autres usines d’armement à Saint Etienne et en France.

Sources :

Le Progrès

Wikipedia

Fusils Darne

 Histoire usine Darne