L – Livrets

Livrets de famille / Livrets catholiques

En Mai 1871, pendant la commune de Paris, un incendie détruit l’ensemble des registres d’état civil de Paris. Suite à ce désastre, Jules Simon Ministre de l’intérieur de la IIIe République, par un décret du 18 Mars 1877 instituera la création et l’usage du Livret de famille :

«les livrets de famille constitueront en quelques sortes un troisième dépôt des actes d’état civil confié à la garde des intéressés et seront une source de renseignements précieux pour le cas où les registres viendraient à être détruits»

J’ai en ma possession un livret de famille de 1889, alors assez simplifié, avec l’état civil des parents et de leurs enfants, sans annexe particulière.

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Un autre de 1920 est intéressant en ce qu’il contient des recommandations concernant les nouveaux nés réparties en huit chapitres, à savoir :

  • Prévention de la cécité infantile
  • Mortalité des enfants
  • Allaitement naturel
  • Allaitement artificiel
  • Sevrage
  • Hygiène du premier âge
  • Hygiène du logement
  • Maladies contagieuses

Ces « annexes » disparaissent ensuite dans les éditions plus récents (1950 et plus)

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Lors du mariage religieux est délivré un livret de famille catholique qui, bien que n’ayant aucune valeur juridique particulière, reprend les éléments d’état civil en précisant pour les enfants les noms de leurs parrains et marraines.

En propos liminaire de celui en ma possession et appartenant à mes grands-parents maternels, figurent une citation du Pape Léon XIII (Pape de 1878 à 1903) particulièrement révélatrice de la doctrine de l’église de cette époque ;

« La famille est le berceau de la société civile, et c’est en grande partie dans l’enceinte du foyer domestique que se prépare la destinée des états. Aussi bien ceux qui veulent en finir avec les institutions chrétiennes s’efforcent-ils de s’attaquer aux racines mêmes de la famille et de la corrompre précisément dans ses plus tendres rejetons »

C’est dans l’enceinte du foyer domestique que se prépare la destinée des états… le temporel n’est jamais trés loin du spirituel…